mardi 6 décembre 2016

en terre







Derrière la vitre 
le froid 
le jardin pleure ses pétales en allés

branches nues 
frileuses 

frissons et tremblements 
                      feuilles mortes 
                      en terre 

à terre 
petits corps recroquevillés 
sur l’herbe en pleurs 
pourriture noble en devenir 



demain 
la vie




dimanche 4 décembre 2016

migrants







Migrants aux yeux fiévreux
lèvres gercées par tant de sel
les profondeurs ont pris vos frères
vos fils    vos femmes   votre pays

Migrants sans terre d’accueil
sans lumière aux fenêtres de la vie
des villes ouvrent leurs tanières
pour que vous y trouviez un lit

Migrants trahis et rejetés
telles des bêtes on vous entasse
on vous chasse   on vous pourchasse
et subissez la promiscuité

Migrants nos frères de couleur
frères humains et crève-la-faim
vos vies meurtries me crèvent le cœur
vos cris   vos pleurs se perdent au loin

Migrants d’hier et d’aujourd’hui
vous êtes de toutes les histoires
vous êtes de tous les territoires
enfants d'une terre assassinée

Migrants à la chair tuméfiée
votre vie on vous l’a arrachée
vous la cherchez par-delà les frontières
dans des pays inhospitaliers 











si ils fuient de quelque pays que ce soit c'est à cause de : ceci 

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vendredi 2 décembre 2016

corps et cordages






   Corps 
   et cordages 

   le cri silencieux 
               s’enfièvre et se meurt

   bouche cernée par l’âge 
   visage des jours déterrés 

   le cœur se mord et la vie se meurt 
   nocturne traversée de la chair dépecée 

   la parole brûle le mot 
   les corps se rétractent 
   et palpent la lèvre 
   des vivants 

corps 
imbriqués dans la nuit 
de l’enfance 

les mots sont des herbes 
que l’homme fauche de sa langue 
aiguisée









Ousmane Sow nous laisse son œuvre monumentale


il s'en est allé vers les étoiles
mon cœur est triste
mais la force de son œuvre immortelle le console et le panse









Ousmane
" L'humaniste de la sculpture "









Sow
" Le sculpteur des hommes debout "




.





Je me souviens de lui sa force et sa grandeur sur le  Pont des Arts à Paris et ses œuvres étouffées par manque d'espace dans les salons Napoléon III du Palais des Congrès à Vichy ... j'aurais tant aimé le voir sur la corniche à Dakar face à l'océan.









son site ici
et lire ici 

mercredi 30 novembre 2016

sans titre







Ivresse 
         proie du noir 
                  et du tribal

mâchoire cannibale  

plus loin le temps s'effrite
pulsion des jours   sans fin

                  quête de rondeur

joie de soie

torpeur violente des jours noirs
fil si fin  d'un rêve de douceur