vendredi 24 novembre 2017

Barbara


"Ah ! les briseurs de rêves qui m'ont fait à tout jamais détester l'obéissance !"

Barbara / Il était un piano noir ... p.15



















"Plus jamais je ne rentrerai en scène.
Je ne chanterai jamais plus...
Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur , trop lourd de tant d'émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, durant l'interminable espace de quelques secondes où personne, j'en suis sûre, ne s'est aperçu de rien, mon corps a refusé d'obéir à un cerveau qui, d'ailleurs, ne commandait plus rien.
J'ai gardé, rivée en moi, cette panique fulgurante pendant laquelle je suis restée figée, affolée, perdue.
J'ai dû interrompre le spectacle pendant quelques temps, puis définitivement...
Durant deux ans, j'ai fait le deuil d'une partie de ma vie qui venait brusquement de se terminer.
Écrire, aujourd'hui, est un moyen de continuer le dialogue."

Barbara / Il était un piano noir... / quatrième de couverture




mercredi 22 novembre 2017

sans titre







Chanson heureuse
tu l'entends
dans le sillon

au bord du langage
l'air est ciré
le bien  venu 





dimanche 19 novembre 2017

sans titre







Tourne le fil des mots
joyeux et bleus
intelligence au regard neuf
déployé

légèreté de l’ombre
si petite chose

 comprends-tu ? 










vendredi 17 novembre 2017

avec et pour ...

... Michel Chalandon 






               Il suit la trace 
               cœur oublié dans le panier 

               respiration 
               dans la cachette 

               l’avenir est venu du plus loin 
               du plus beau d’un cœur essoufflé 
               égaré 

               col repassé 
               rampe cirée 

               cœur en distance 
               de la cave au grenier 

               racines bercées 
               la vie se penche 
               un chant d’enfant 
               sur le revers du temps 

               il vient   il va 
               cœur apaisé 
               cœur posé 
               noyé dans un rêve éveillé
               image oubliée 

               beauté retrouvée 
               cristaux de sel 
               mains pleines de souvenirs 

               et sur la pierre le souffle d’un mot









Et tu me. 

Et tout est étonné et tout revient, je suis en place, et à la trace et au panier, je figure et tu imagines, pierre posée, cœur oublié, tu cours, tu vas et je respire. 

A la rue, sauvage, course le mal relevé, le bien déposé, je te cherche et tu me trouves et sans lien et sans tenir, tout en cachette. 

Mains ouvertes, étoile, tu scintilles, souverain couvert de sel, tout, ensemble, l’avenir et l’histoire, tu es venu du plus loin, du plus beau et tu t’apaises, cœur essoufflé, tu t’apaises, cœur oublié, je te cherche et tu me trouves. 

 22 Août 2015. 




lundi 13 novembre 2017

page d'écriture







Page d’écriture
à la Prévert
pour que tous les enfants du monde
s’élèvent en chantant
s’élèvent en criant
que la victoire est belle
quand l’oiseau joue avec l’enfant
une ballade de la terre
un moment éternel
dans les cœurs qui s’éveillent
soleil dans l’oreille
sur la bouche le vent
le bleu de la lumière
et les murs de béton
s’écroulent tranquillement
vers des rêves
de mousse
de fraicheur de source
de romarin en fleur
et de rêves d’enfant 













dimanche 12 novembre 2017